Pourquoi-comment la peinture :


D'abord la table à dessin familiale à faire les lettrages puis à compléter les plans de maison, alors que les pieds ne touchent pas encore terre.

Puis l'école (Beaux-Arts) et la fac (Arts plastiques, Histoire de l'Art), à découvrir le monde de l'art avec ravissement ou complet désaccord, se poser mille questions, apprendre...

Ensuite des expériences singulières dans le domaine de la restauration des oeuvres d'art, à travailler 12 h par jour sur 2m², en hauteur dans une chapelle ou un atelier pas chauffé, normal... on est en plein hiver !

Et puis l'envie de transmettre, aux enfants, aux adultes, à ceux qui ont envie mais pour qui c'est un peu compliqué (en Centre Pénitentiaire par exemple),

Et toujours l'envie de découvrir et de comprendre : 

Les techniques d'architecture ancienne auprès de Compagnons, sur les chantiers de restauration du sud de la France,

La peinture chinoise traditionnelle auprès de He Yifu, à Rennes

La peinture occidentale auprès de Christophe Métayer à l'E.S.A. de Lorient.


Et puis la musique, et puis l'Irlande... Une aventure commune en train de germer, où l'on ne sait plus qui de la musique, de l'Irlande ou de la peinture a embarqué les 2 autres.

Un voyage, des dessins, des peintures et le nez sur les cartes et les routes d'Irlande à la recherche d'un morceau, d'une histoire, d'un compositeur.

Le tome 1 est sorti, le tome 2 déjà en gestation ! Il va être temps de repartir...


Et par quel procédé :


Architecture et paysages :


Le travail de peinture joue avec la diversité des matériaux et du vocabulaire graphique :

Les journaux comme univers géographiques, sonores, où se reflètent les bruits du monde, 

L'encre de chine qui dessine et organise l'espace,

qui écrit et devient parole, signe, motif,

qui se dilue et devient ombre, profondeur. 

Le contraste, l'alternance (vide et plein, ombre et lumière, bruit et silence) parle du rythme, propose une pulsation...

afin que l'oeil se promène dans ces paysages imaginaires, se déroute, rebondisse, revienne et s'y perde un peu malgré tout.

De part des origines eurasiennes, le travail empreinte parfois à la Chine certaines de ses spécificités culturelles, techniques et graphiques.


Portraits, musiciens :


Croquis pris sur le vif sur un bout de carnet, formats plus grands travaillés en atelier et en peinture, ils ont pour point commun de vouloir rendre une certaine idée de la vie, du mouvement :

postures, regards, présence, musique du corps...

Les moments de musique donnent à voir autant qu'à entendre. 

Le corps et l'instrument ont des choses à se dire qui ne passe pas par les mots.

Le corps et l'instrument ont aussi des choses à dire au reste du monde.

On dit bien que 80 % de la communication humaine est non verbale !

Et la musique est par excellence un mode de communi(cati)on d'avant le langage, universel, souvent coloré d'une culture et pourtant sans la barrière de Babel.

La musique touche l'âme sans la barrière des langues,

La peinture fonctionne ainsi. Impressions visuelles, impressions sonores, même combat. 

Sensations, impressions, empreintes...

Tout cela est très primitif, tout cela est très essentiel !